C'est loin la mer? Tais toi et vole! (Episode 1)

Voici comment l'histoire a démarré.

Fin mars, je reçois sur mon téléscripteur (enfin sur ma boite mail) un courriel d'Isabelle qui me parle d'Olivier Revoirard, membre du club que je ne connaissais pas et qui propose de faire un vol le week-end des 9 et 10 avril.
Agnès et moi nous n’avons pas hésité longtemps malgré l'avertissement d’Isabelle précisant que ce sera un week-end aéronautique et peu de farniente.


Rapidement une équipe de 11 pilotes se propose de participer à cette aventure. Dans le désordre Olivier, Isabelle, Guy, Gisèle, Annie, Yvon, Françoise, Raphaël, Louis, Agnès et moi.
Le week-end précédent, autour d'une pizza, nous décidons de l’organisation du projet. Globalement, le plan de vol dépendra de la météo avec la particularité que le temps se dégradera le dimanche à contrario d’un samedi magnifique.
Finalement la décision sera de partir le samedi matin de bonne heure, direction l'Atlantique, en passant par Saint Junien avec l'arrivée sur l'île d’Oléron. Ensuite, après une pause casse-croûte direction Venday, Andernos et au final, arrivée sur le terrain de La Rebeyrotte. 

Le soir, repas et couchage dans une auberge périgourdine. Le lendemain, départ de La Rebeyrotte pour voler vers les terrains de Lacave, Égletons ou Peyrelevade. En finale, retour vers Saint-Étienne. La répartition des pilotes, au départ, se fera comme suit : Gisèle Guy et Olivier dans le Cessna, Isabelle Annie et Louis dans le Piper, Agnès Yvon et moi dans le Robin.


Samedi 9 avril, au matin, tout le monde est sur le taxiway sauf Françoise et Raphaël qui ont malheureusement des soucis électriques sur leur avion. Grosse déception pour tous!
À 9h00 local, F-AB, F-IX et F-IH sont prêts et les premiers décollages ont lieu.     Pendant le vol, la décision a été prise de garder contact avec le service d'information en vol de Clermont. Cela nous permet de connaître les routes et intentions de chacun. Notre leader, F-AB, caftera auprès du contrôleur de Clermont sur la lenteur de F-IH à prendre contact avec eux mais nous avions décidé, Agnès Yvon et moi, d'assurer la trajectoire avant de prendre contact radio. En réalité, nous étions déjà émerveillés par le paysage qui se déroulait devant nous.

En montée au FL065 et un cap au 270, nous croisons à notre droite Pierre-Sur-Haute et en dessous la vallée d'Ambert coiffée d'un banc de nuages. Au loin, la ville de Clermont-Ferrand apparait, étalée dans la plaine. La ville est collée aux volcans d'Auvergne d'où émergent le Puy de Dôme à notre droite et les Monts Dore, au loin, à notre gauche. Au premier plan, nous voyons le lac d'Aydat, base de loisirs connus des Clermontois.

 

 

Nous quittons la chaîne des Puys pour croiser la Creuse et survoler enfin le lac de Vassivière. 

Pendant ce temps-là, certains feront une reconnaissance du terrain de Peyrelevade qui se trouve à neuf nautiques environ au sud-est de ce lac. Terrain privé, les reconnaissances montreront que ce terrain est situé dans une zone avec du relief tout autour ainsi que les obstacles en bout de piste. La plupart d'entre nous ne prendront pas la décision de se poser sur le terrain. Chargé avec les pleins, nous ferons une approche interrompue. Nous reprenons la route de Saint-Junien pour entrer dans la CTR de Limoges.

Au passage, nous survolons la ville d'Eymoutiers. Pour l’anecdote, suite au premier contact de la première équipe puis au deuxième contact de la deuxième, nous perçûmes  une légère inquiétude du contrôleur de Limoges quand le troisième avion le contacta pour la même destination : « Y aurait-il un rassemblement de pilotes dont je ne sois pas au courant à Saint Junien?» nous demanda  le contrôleur. Il fut rassuré que cela soit juste une caravane de trois avions qui envisageaient seulement de se poser pour faire un changement de pilote.


Survol de la ville de Limoges, avec ses monuments caractéristiques telles que la gare et la cathédrale . Deux ou trois minutes après, nous coupons l'axe de la piste de l'aéroport de Limoges puis nous descendons pour nous poser à Saint-Junien.
Nous profitons de cette pose aérienne pour saluer les membres de cet aéro-club de Saint-Junien qui nous ont bien accueilli et nous ont semblé être un club dynamique.


Toujours dans une tempête de ciel bleu, nous redécollons quasi plein ouest, cap l'océan (oui je sais, un cap vers l’océan c’est vague…). Les derniers reliefs s'estompent et nous survolons des champs multicolores de toutes tailles et de toutes formes. Au passage, nous reconnaîtrons le terrain de Saint-Jean-d'Angély puis celui de Rochefort. Sur ce tronçon, Yvon et moi connaîtront quelques soucis avec la radio. En effet, nous avons des coupures de son provenant des contrôleurs. Nous commencerons à jouer avec le squelch de la radio pour être sûr d'entendre les informations de vol.
Enfin, l'océan apparaît. À portée d'aile, nous voyons l'île d'Aix en survolant le très connu Fort Boyard.

Personne n'a vu Passe-Partout ni même le père Fouras. Nous descendons au dessus des salines pour se poser sur l'aérodrome de Saint-Pierre d'Oléron.

Déjà plus de 3 heures de vol et le pique-nique s'impose. Curieusement, nous sommes étonnés de la faible fréquentation du terrain malgré le temps magnifique. Néanmoins, nous trouvons le lieu confortable pour nous restaurer. Seul bémol, la station d'essence, une Total, ne fonctionne pas. Malgré les efforts techniques de Louis et Guy ainsi que du gardien du terrain que nous avons réveillé de sa sieste, pas moyen de mettre en route la station à cause de travaux qui ont semble t il détraqué l’armoire électrique. Mais pas de panique, nous avons encore 2 heures de vol devant nous pour trouver une station qui fonctionne.


Comme je déjeune avec des amis et que je n’écris pas la bouche pleine, par politesse, vous aurez la suite au prochain épisode avec au programme les terrains de Vendays-Montalivet, d’Andernos et Rebeyrotte, une baignade dans l'Atlantique, la dune du Pilat, et plein d'autres photos...


Le prochain épisode ? Au prochain épisode, bien sûr!